Une nouvelle obligation
a vu le jour le 25 mars dernier. En effet, la loi 2009-323 portant « sur
la mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion »
prescrit de mentionner, dans le contrat de location, la surface
habitable du logement (article 78). Le mesurage doit désormais figurer
sur tous les baux d'habitation.
Cette surface est définie dans l'article R 111-2 du Code de la
construction et de l'habitation.
Elle diverge, sur plusieurs points, de la surface mentionnée pour la loi
Carrez, obligatoire pour les ventes (en copropriété).
Ainsi, la surface habitable d'un logement est la surface de plancher construite après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d'escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. Il n'est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, volumes vitrés, locaux communs et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux d'une hauteur inférieure à 1,80 mètre.
Dans la loi Carrez, les
greniers accessibles ne sont pas exclus du calcul. De même pour les
vérandas et les loggias si elles font plus d'1,80 m de hauteur de
plafond, closes et couvertes et s'il s'agit de parties privatives.
Dans le
mesurage de superficie loi Boutin, comme pour le mesurage loi Carrez
destiné à la vente, si la surface habitable, inscrite sur le bail,
devait être supérieure à la superficie réelle de plus de 5%, le
locataire pourrait être en droit de réclamer une diminution du coût du
loyer équivalente à cette différence.
LE DOSSIER DE DIAGNOSTIC TECHNIQUE EST FISCALEMENT DÉDUCTIBLE
Le bailleur doit dorénavant fournir un Diagnostic de performance
énergétique (DPE), valable 10 ans ; un Contrôle du risque d'exposition
au plomb (CREP) pour les constructions antérieures au 1er janvier 1949,
valable 6 ans pour le locatif en cas de présence de plomb ; un Etat des
risques naturels et technologiques (ERNT), valable 6 mois et un mesurage
de la surface habitable du bien. N'oubliez pas d'indiquer à vos
bailleurs que le coût du DDT est déductible des revenus locatifs.
Référence : REP-min - JO du 12/12/2006, page 12 973.
Exemple de mesurage :

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